vendredi 27 janvier 2006
Edito ou...?
GAZETTE DE SAINT MARTIN N°10
A propos d’édito vaniteux….
Certains parfois, font des pets plus hauts que leur cul
C’est alors le cul qui prend la place du cerveau… !
Lorsqu’une journaliste se vante dans un édito
Que ce sont ses titres accrocheurs qui ont pu
Ouvrir audience au tribunal correctionnel
Sur une affaire de bidonville pestilentiel.
Je dirais, que c’est fort possible, mais modestie
S’il vous plaît, cher petit palmipède vaniteux !
De la simplicité ! Faut pas être orgueilleux,
Parce que l’on veut faire payer à petit prix,
Un simple petit canard, nommé pélican
Sous le fallacieux prétexte qu’il est prenant.
Tu sais, petit palmipède irrévérencieux
A l’encontre de la presse gratuite de notre île.
Faut pas croire que gratuité soit disant débile
Ne peut fabriquer que des reporters douteux.
Saches, que corriger fautes et présentation
C’est le lot de tout journaliste digne du nom !
Passer quatre heures inconfortables sur un banc
N’a aucun mérite à celui dont c’est boulot.
Payant, gratuit, les lecteurs ne sont pas idiots,
Changer les choses, n’est pas la grâce du pélican
Exclusivement ! Moins de fatuité de soi
Ferme ton très grand bec sur tes prétendus exploits.
Pourvois donc ta poche extensible, d’éditoriaux.
Les titres que tu dis accrocheurs, ne font jouir
Que toi, palmipède qui grandement transpire,
Pour pondre des textes on ne peut plus normaux !
Au lieu de n’avoir point de cesse à t’encenser,
Ecris donc modestement, sur nos rues bourbier…
Dénonce la délitescence des politicards
Qui dirigent not’île à sa perte dans pas bien tard.
Ne te prends pas pour plus journaliste que tu n’es,
Rends compte sans trop t’enorgueillir sous prétexte
Que ton pauvre papier sait faire de beaux textes,
Des vraies réalités et des scandales dont t’es
Tenue par métier, de rendre compte aux lecteurs.
Pélican, de ton prix je m’en fiche par ailleurs.
Je m’intéresse à l’actualité relatée,
Pas aux gros titres accrocheurs, vides à l’intérieur.
Le but réel recherché par tous, de tout cœur
C’est de dire le mieux possible toute la vérité,
En évitant de tirer couverture à soi.
L’édition gratuite ce n’est pas n’importe quoi… !
Cesse de penser que les choses vont changer
Uniquement parce que tu es acheté…
Papy Requinotre
CONTE EN VERLAN GAZETTE N°10
CONTE POUR COMPTE À DEMI EN VERLAN …. (Comprenne qui pourra) SUITE N°2
Note de l’auteur :
Ce n’est pas un conte de Noël, ni une fable pour enfants sages et naïfs. Ni un roman de science fiction… Mais c’est malgré tout un
conte et l’histoire est donc en conséquence, peut être imaginaire ou peut être vraie… ! Seul l’auteur connaît la vérité, et c’est son unique privilège. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existés serait d’ailleurs purement fortuite.
Il y aura le risque d’une suite accompagnée certainement de plusieurs épisodes. C’est à mourir d’ennui ou à mourir d’effroi, selon de quel bord du cours de l’histoire on pense se situer voir se retrouver.
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Résumé : Sur un petit astéroïde lointain, nommé Nisat Nimart, débarqua un jour un étrange Carambouilleur spécialisé dans la carambouille….
A son arrivée, il installa un métier à tisser d’un style nouveau, un outil vraiment unique au monde et très perfectionné, permettant de tisser des fils en tous genres, spéciaux et insolites. La fibre ainsi produite pouvait prendre diverses apparences et diffuser certaines illusions étranges comme par exemple, celle de l’invisibilité, ou celle de la transparence. Des effets surnaturels tels que, celui de l’effet spatial, ou celui de la tromperie. D’autres fils pouvaient produire par intermittence, un éclair lumineux dans le seul but, d’éblouir les médias ou bien, pour rendre complètement aveugle les sceptiques de Nisat Nimart, qu’il se préparait à rencontrer vêtu d’un costume confectionné dans cette fibre à flasher. La nuit, dans le secret de son atelier discret, le magnifique tissu capable de flasher prenait grande forme et il en fit préparer un autre de moins belle couleur, mais autrement plus lourd et soyeux, pour confectionner un habit d’éminence grise. Il se plaisait à nommer ce dernier matériau : "tissu relationnel". Bien entendu, diverses cravates, chapeaux et casquettes qui s’harmoniseraient avec les nombreux vêtements étaient aussi en cours d’exécution. Tous ces préparatifs virent rapidement le jour et lui permirent de rencontrer beaucoup de nantis, de dirigeants, de décideurs de l’ombre et de cartipolids locaux intéressés par la méthode et les étoffes surnaturelles. Chacun espérant secrètement pouvoir un jour se vêtir avec ces habits qui semblaient tout à fait en dehors des normes connues et découvrir le secret de ce tisserand si mystérieux. Pour finir, il s’acoquina avec trois escrocs notoires, tous venus comme lui de la galaxie des Poreunées. De fils en aiguilles, de jours en semaines et de semaines en mois, ils firent semblant de travailler chacun de leur côté, d’œuvrer pour la communauté ensemble, de se faire discrets tout en étant présents médiatiquement et de mettre en place une sobre mais efficace toile d’araignée. Ils complotèrent tant et tant, que lors d’une ultime réunion ultra secrète qu’ils eurent entre eux, ils parvinrent à éliminer une vieille union de nisat-nimartois travailleurs à leur compte dans différents métiers manuels à caractère traditionnel, présents sur l’astéroïde et que l’on appelait communément les Nasitars. Ainsi, la place étant libre, ils pouvaient à loisir mettre sur pied leur propre groupe organisé pour réaliser un dessein commun et lucratif à leurs intérêts personnels.
Chacun sur l’astéroïde, connaissait désormais les qualités exceptionnelles des divers habits neufs du Carambouilleur, la grande rouerie de ce dernier et la manœuvre extrêmement frauduleuse qui avait permis au quatuor d’éliminer la vieille association de Nasitars. Tous étaient avides de savoir combien de leur voisin, sceptique ou crédule, était inapte ou idiot, intelligent tripatouilleur ou imbécile ingénu. Mais nul ne pouvait se targuer de prévoir l’avenir sombre qui l’attendait et présager de ce qui allait se passer par la suite.
"Je voudrais bien savoir ce que trafique réellement le Carambouilleur !", se dit un jour, le Gros Vizir, un notable très mou, peu charismatique et surtout extrêmement dédaigneux envers la plèbe. Il devait en fait, son rang aux nombreux Lardos de sa maman, lui-même étant trop indécis, peu sûr de lui et pas assez futé pour accéder seul et sans soutien à cette noble fonction. Maintenant, Il rêvait avec une certaine impatience de devenir le futur "Grand Commandeur" des nisat-nimartois et avait pour cela besoin de tous les appuis. Mais, il se sentait mal à l’aise à l’idée que le sot ou le mal loti, puisse soupçonner la malhonnêteté du tisserand médiatique et qu’il suspecte une éventuelle collusion entre eux. Lui le Gros Vizir, grand notable cartipolid parmi les cartipolids de l’astéroïde, ne pouvait se le permettre… ! Toutefois, après réflexion, il se dit qu’il n’avait pas grand-chose à craindre pour lui-même, s’il dépêchait quelqu’un d’autre pour sonder le terrain et voir de quelle manière il pouvait envisager une aide ou tout au moins un appui tipolique du Carambouilleur et des trois escrocs.
"Je vais envoyer mon conseiller occulte, le Scribe, celui de la tribu du légendaire Ahasvérus, qui officie au nord de l’astéroïde, reçoit et rédige tout acte légal intergalactique, afin de lui conférer un caractère authentique. Celui en qui, j’ai toute confiance. Avec cet officier d’une grande intelligence, j’aurais l’assurance d’un jugement fiable et personne ne fait mieux son travail que lui !".
A suivre…
mercredi 18 janvier 2006
CONTE EN VERLAN Gazette N°9
GAZETTE DE SAINT MARTIN N°9
CONTE POUR COMPTE À DEMI EN VERLAN ….
(Comprenne qui pourra)
Note de l’auteur :
Ce n’est pas un conte de Noël, ni une fable pour enfants sages et naïfs. Ni un roman de science fiction… Mais c’est malgré tout un conte et l’histoire est donc en conséquence, peut être imaginaire ou peut être vraie… ! Seul l’auteur connaît la vérité, et c’est son unique privilège. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé serait d’ailleurs purement fortuite. Il y aura le risque d’une suite accompagnée certainement de plusieurs épisodes. C’est à mourir d’ennui ou à mourir d’effroi, selon de quel bord du cours de l’histoire on pense se situer voir se retrouver...
LES COSTUMES NEUFS DU CARAMBOUILLEUR
par Jedi Toussurtous
Il y a de longues années, sur un minuscule astéroïde perdu dans la mer des Baïcares, juste en dessous du tropique du Cercan de la constellation des "MOD" et des "MOT", vivait un carambouilleur qui aimait plus que tout, les honneurs, le pouvoir, les costumes et les casquettes neuves. Il était prêt à n’importe quelle compromission pour être habillé comme les grands cartipolids de la gigantesque et lointaine galaxie des Poreunées. Il ne souciait pas de ses semblables, ni du bien être des autres, ni de ses apparitions dans les débats avec ses concitoyens, si ce n’était pour faire montre de sa fatuité, de ses costumes neufs et ramasser à l’occasion un magot discret, mais néanmoins juteux lui permettant de s’acheter d’autres vêtements sobres ou démesurés suivant l’air du temps et l’occasion favorable du moment.
Il avait un habit pour chaque heure de chaque jour, et chaque heure de chaque nuit. Et, pour chaque nouvelle opportunité qui pouvait se présentait à lui dans le sens de ses intérêts personnels, une très belle casquette interchangeable de couleurs dissemblables. Tandis qu’on dit habituellement d’un Carambouilleur, qu’il est en réunion au sein de sa fédération, de son clan ou de son parti, on disait toujours de lui : "Le Carambouilleur est en affaire personnelle pour ses affaires", ou bien : "Il est en train de changer d’habits et de casquette", ou encore : "Le Carambouilleur carambouille…!"
Sur ce petit astéroïde appelé Nisat Nimart où il habitait, la vie n’était pas toujours gaie ni bien rose, mais la légende voulait que la fortune souriait à celui qui savait s’y prendre et ainsi, chaque jour, beaucoup d’étrangers arrivaient. La monnaie d’échange pour faire fortune dans les affaires, l’industrie, le commerce ou les jeux s’appelait l’Oreu ou le Lardo suivant que l’on se trouvait au Nord ou au Sud. Un jour, la petite communauté de Nisat Nimart appris incidemment que le Carambouilleur serait venu se réfugier sur ce minuscule astéroïde pour se faire oublier de la grande galaxie et par la même occasion, se faire retailler de nouveaux habits tout neufs. Son goût extrême pour la carambouille et les nouvelles casquettes harmonisées à ses multiples costumes l’aurait incité, paraît il, à négliger sciemment de régulariser ce qu’il devait au grand costumier du gouvernement central de la Galaxie des Poreunées et sa venue sur l’astéroïde coïnciderait en tous points, avec la trop médiatique et douteuse publicité qu’il se serait faite de l’autre côté de l’espace intergalactique. Sa dette, se serait élevée disait on, à plusieurs millions d’Oreus. Certains affirmèrent même connaître le chiffre réel de la créance, en avançant celui de "DIX", certains autres de "Douze", d’autres encore, soutinrent que non seulement, il aurait été obligé de déclarer la faillite de sa société sloganistique, mais aussi la sienne personnelle. Bref, la rumeur interstellaire susurrait à qui voulait bien prêter l’oreille, que fidèle à lui-même, le Carambouilleur aurait dit : "Ce serait une retraite bien précieuse que de m’établir sur ce petit corps céleste perdu au fin fond de l’espace sidéral. Abri obscur fort à propos, bien situé et très éloigné de l’autorité souveraine, pour me permettre de confectionner en toute impunité un beau vêtement d’éminence grise"…. "Si j’en avais un, sur le dos, dans ce coin si reculé de la galaxie des Poreunées, je pourrais à loisir carambouiller sans me faire piquer, découvrir qui, des nisat-nimartois siérait à des fonctions de paravents, qui aurait la meilleure couleur pour un manteau protecteur, et départager les intelligents tripatouilleurs des imbéciles ingénus. Je dois de ce pas, m’embarquer sur le premier vaisseau intergalactique venu et me vêtir sur le champ, d’un costume bien épais de mensonges éhontés et d’une casquette Double Face pour le voyage".
A suivre….
samedi 19 novembre 2005
Le Corbac et le Goupil
Un pignouf de Corbac
Sur un touffu planqué,
S'enfilait par la fiole
Un coulant barraqué.
Un bédouin de goupil,
Par l'odeur déglinquée
Lui tint à peu près cette fachante:
" Et dit donc, mec de là-haut
Si t'es aussi balaise que tes nifs,
T'es l'mecton plus balaise du quartier."
A ces mots, l'autre con ne se sentit plus pisser,
Il ouvrit ses claquantes
Et laissa tomber le coulant baraqué.
MORALITE: Quand on est deux, il vaut mieux fermer sa grande gueule!!!
lundi 7 novembre 2005
Parodie argotique
Le corbac et le Robard
(d'après le poème "Le corbeau et le renard" de Jean de la Fontaine)
Un mahousse corbac dans un arbre planqué,
S'enfilait par la tronche un coulant baraqué.
Un r'nard qu'était marle et qu'avait du blaire,
Vint y cirer les pompes pour lui faire son affaire.
"Salut du corbac ! Tu sais qu't'es vachement carrossé,
Avec ton costar chicos et toujours bien brossé !
Sans déconner, si tu jactes aussi bien que t'es sapé,
T'es le mecton à la redresse du feuillu d'ce loinqué."
Aussitôt, le serin esgourdant c'te salade,
Pour mettre le paquet et larguer une aubade,
Débloque le verrou et paume son casse-graine.
En piquant le calendos, l'fox lui bonnit : "Tu m'fais de la peine !
Si t'étais moins tarte, t'aurais lu La Fontaine,
Et t'aurais su qu'on parle pas la bouche pleine !"
Le corbac complètement refait et vachement déconfit,
Jura qu'à c't'heure, il tortorerait dans son lit !
Albert Tinnage

